
Parme Ceriset a fait paraître des textes dans de nombreuses revues de poésie, dans des anthologies françaises et internationales. Elle a publié plusieurs recueils de poésie dont "Femme d'eau et d'étoiles" (éd. Bleu d'encre, préface Patrick Devaux, prix Marceline Desbordes-Valmore 2021 attribué par la Société des Poètes Français), "Danse ardente" (Collection Les Chants de Jane, éditions Grenier Jane Tony, mai 2022), "Boire la lumière à la source" (éditions du Cygne, collection Le Chant du cygne, préface Francis Gonnet, prix Jacques Viesvil 2023 décerné par la SPF), "Nuit sauvage et ardente" (éditions du Cygne), "Flambeaux de vie"(Pierre Turcotte éditeur), "Lumière sauvage"(éditions les Impliqués) et un roman poétique et autobiographique ayant pour titre "Le Serment de l'espoir" (L'Harmattan). Plusieurs de ses ouvrages ont fait l'objet de recensions dans La Cause littéraire, dans l'écritoire des muses, dans la revue Traversées, sur le site de l'AREAW, dans la revue Reflets, la revue Possibles, la revue Poésie / première... Des articles de presse dans Le Progrès et Le Dauphiné libéré ont mentionné ses écrits, ainsi que les émissions "Brèves de poésie", "Sentiers d'auteurs" sur RTL2 Massif de Savoie, "Au seuil de l'autre" chez Jeanne Orient.
NOUS SOMMES
Dans la clairière on n’effacera jamais le sang,
le sang qui s’écoule aux sources de l’être
et qui tremble
dans les veines et les arbres de Voie lactée.
Ton regard sous la pluie...
Nous sommes morts...
Nous sommes pierres
au torrent évadé...
Nous sommes Vie
de flots
d’éternité.
Parme Ceriset
(Texte publié dans Traction-brabant numéro 94)

ME FONDRE AU TEMPS
Et je me fondrai au vent des hauts plateaux
à l’odeur de calcaire, empreinte métallique
des rêves d’insouciance
évadés dans l’or bleu
du temps qui s’évapore...
Je me fondrai
à l’eau
des ruisseaux de jouvence
où les âmes galets
des humains disparus
roulent sous les flots calmes
des vies en partance,
Je me fondrai à Tout ce qui bruisse dans l’ombre
à tout ce qui renaît aux lueurs de l’Aube
et je serai rosée sur les feuilles de joie
et je serai l’eau vive
en ton cœur de vivant.
(paru dans la revue Possibles de Pierre Perrin)
LA NUIT ET LE SOUFFLE
La Nuit et le souffle, et le pas des morts,
et la peau gelée des âmes enfuies
et sur les pierriers, la voix des héros
mémoire embrumée de ceux qui résistent.
Le blanc des névés et les sifflements
des oiseaux de proie, les lambeaux au bec
qui saignent encore…
Ainsi est la Nuit…
Elle y marche nue…
(…)
Elle est cette Amazone qui avance,
louve du val dans la nuit profonde,
le cri de ses morts qui flambe
dans ses veines et dans ses entrailles.
Des lances l’ont attaquée,
elle a survécu au combat,
elle a « deux trous rouges au côté droit »…*
C’est le prix de sa liberté.
(…)
Elle effleure sa peau d’homme
halée d’or et d’épices,
la plaine douce de ses flancs,
ses muscles de loup-ange,
elle s’abreuve de ténèbres à ses lèvres-délice.
Elle l’attire dans la nuit,
dans la danse brûlante
de leurs corps et le mord,
délicieuse pénombre.
Elle est fauve, elle boit
la brume incandescente
de sa sueur de musc,
infusion des essences,
cet élixir de lui,
son absinthe virile,
et lui instille au cœur
le poison des démences.
Son regard est folie
de jais et de violence,
torrent tumultueux,
volcan de décadence.
Parme Ceriset, extraits de « Nuit sauvage et ardente »(éditions du Cygne)
(* « deux trous rouges au côté droit » : écho au Dormeur du val de Rimbaud).
LOUVES
Elles avancent, sereines,
sur les plateaux du temps
soulevées par le grand vent,
grisées par l'ambiance.
Leurs passions dans les veines,
elles n'ont plus jamais froid,
le feu de leurs amants
entre leurs côtes danse,
et de leurs disparus,
elles ont gardé le chant.
Elles n’ont plus peur des cris
plaintifs des rapaces,
de la nuit, de la mort
ni de ce qui s’efface.
Les pierres sous leurs pieds
leur racontent l'humain,
les pas de ceux tombés
aux gouffres du chemin,
en ce lieu imprégné
de sang et de mémoire.
Et les herbes en folie,
sous les assauts fougueux
du mistral, sont libres
et c'est la liberté
qui se célèbre ici
là où souffle le vent
là où flambe la vie.
Parme Ceriset
(Variante dans "Nuit sauvage et ardente", éditions du Cygne, 2024).
PRESENCE
Apporte à la vie ta présence particulière,
sois sans équivalent ce rayon de lumière
qui traverse l’azur et pénètre les mots
avec l’angle parfait,
le va-et-vient ardent
de ton souffle et des vagues,
ton chant d’ange vibrant à l’infini
sur la peau douce de l’onde,
caressant l’ombre bleue de l’Immense
et de ses rivages.
Parme Ceriset, in "Nuit sauvage et ardente", éditions du Cygne, 2024.


Regard du poète, écrivain, critique littéraire Pierre Perrin de Chassagne (dans la revue Possibles numéro 29, septembre 2023) sur les ouvrages, le parcours et la poésie de Parme Ceriset :

Parme Ceriset, Flambeaux de vie, Pierre Turcotte éditeur, 60 pages, 13,50 euros. Note de lecture par Pierre Perrin.
Jeune médecin, elle a été sauvée par une greffe des poumons en 2008. Elle raconte comment elle a vécu la maladie, la santé recouvrée dans un roman, le Serment de l'espoir, L'Harmattan, 2021. Elle publie la même année Femme d'eau et d'étoiles, préface de Patrick Devaux, Editions Bleu d'encre, 148 pages, 14 €. Elle y mentionne, entre autres : « Nous cueillerons les ténèbres / nous en ferons des bouquets de lumière. » Elle consigne au cœur de l'opuscule Danse ardente, Les Chants de Jane, 2022 : « Elle sait qu'elle est née guerrière de l'espoir / que la joie coulera dans ses veines / jusqu'à son dernier soir. » Dans Boire la lumière à la source, préface de Francis Gonnet, Editions du Cygne, janvier 2023, elle se présente « l'espoir en bandoulière / et la sensualité du mistral / dans les cheveux », avec toujours la même volonté de vivre et de bonheur. La poétesse éclaire aussi "les souffrants", les "blessés de la vie". L'Amour devient "ultime loi, torrent de feu dans les artères". Tous les flambeaux portent autant d'ardeur pour combattre l'obscurité, la noirceur et la nuit. Tout frais paru, le dernier recueil, Flambeaux de vie, est constitué de 39 poèmes dont la majorité tourne autour de la dizaine de vers. Chacun de ces poèmes tutoie quelqu'un, qui n'est pas l'auteur, puisque "Brindilles" consigne : « Tu seras celui qui, comme le vent / vole au-dessus des herbes. » Consultée, Parme répond qu'elle tutoie en effet " tout être humain qui expérimente une traversée des ténèbres". Elle se projette donc, se démultiplie, ce qui est le propre du poète qui écrit pour les autres. Son vers est dense et limpide à la fois. Toujours l'espoir scintille comme entre les joncs au bord d'un lac. « Tu auras peur, mais ne trembleras pas /sauf dans les bras de l'Amour. » Elle marie le ciel et la terre, la pureté d'un instant et les étoiles, la chair à la confiance. C'est une femme, et non « un gibier de guerre », de l'univers qu'elle habite à l'égal de la poésie qu'elle suscite - « un fragment de constellation». Elle est tout près de réinventer, comme Rimbaud, « la recette égarée du bonheur». Elle convoque le courage et la passion, sans écarter la patience qui s'ensuit. Elle nous fait "aimer la vie comme une amante indomptable" et c'est bel et bien. Qu'elle en soit remerciée."
Pierre Perrin, 13 juillet 2023.

DE TEMPETE ET D'EXTASE
Je marcherai loin
aussi libre que l'Amour,
aussi nue que la vague
et Tu seras lumière
effeurant mes rivages
et les cieux en furie
largueront leurs grêlons
mais nous serons heureux,
condamnés et vibrants,
de tempête et d'extase.
In "Boire la lumière à la source, éditions du Cygne, 2023)
EN CHAQUE ÊTRE
En chaque être danse ce mélange ardent de souffrance et de joie,
et tout cela se lit dans les regards,
leur flamme ne ment pas.
Dans la douceur de l'aube,
la lumière panse les plaies
des vagabonds de la vie.
Parfois, l’humilité nous envahit
devant les rêves d’humanité,
devant l’immensité de la tâche à accomplir.
Mais au plus profond de la nuit
nous allumons un feu,
unissons nos mains, nos bouches,
nos sourires et nos poèmes
pour les jeter à la face livide du néant,
et esquisser à coups de pinceau
l’espoir, notre emblème.
Parme Ceriset, texte © 2020
EST-ELLE LIBRE ?
Elle est belle, elle fascine, elle brille,
on ne lui pardonne pas
de ne pas se laisser cueillir,
Elle danse, ses plaies au vent
sa chevelure flamboyante épouse la grâce de l’instant.
Est-elle libre ?
On lui a offert une case où elle peut se ranger,
un temps de parole bien cadré,
Elle devrait s’estimer heureuse...
dit l’assemblée.
Elle fascine, elle exaspère,
certains disent qu’elle est Sorcière
et lui souhaitent le bûcher.
Mais elle brise les barreaux des limites
que l’on voulait lui imposer,
elle s’envole à grands coups d’ailes
vers la liberté.
Parme Ceriset, in "Nuit sauvage et ardente", éditions du Cygne, 2024.
Quelques poèmes de Parme Ceriset dans la revue Lettres Capitales (prix rive gauche 2021 de la meilleure revue littéraire)
Parme Ceriset : poèmes des grands espaces (liberté, éternité) - (lettrescapitales.com)
Quelques extraits de son recueil "Femme d'eau et d'étoiles"(ed. Bleu d'encre, préface Patrick Devaux) dans la revue "Lettres capitales" :
Parme Ceriset : Poèmes choisis du recueil « Femme d’eau et d’étoiles » - (lettrescapitales.com)


VIS !
Vis, comme si c’était la fin des temps,
Comme si tu venais de renaître à la vie,
Comme s’il ne restait que quelques grains d’étoiles
Pour éclairer tes larmes d’éclats infinis,
Comme si tu cueillais le tout dernier regard,
Comme si tu vibrais du tout dernier amour,
Comme si tu humais la dernière aube claire
Et la brume infusée d’essences de glycines...
Vis,
Tu n’auras pas de seconde chance,
Le drap noir du néant s’abattra tôt ou tard
Sur tout ce qui te faisait croire en ton destin...
Vis,
N’attends pas,
Eteins le feu des guerres,
Toute haine est bonne à fuir.
Vis ta vie, fais l’amour, et brûle tes passions.
Vis plus que jamais, avant que ton temps ne s’éteigne,
Tes yeux, comme tant d’autres avant toi, se fermeront un jour,
Savoure à chaque instant la joie d’être encore en vie :
N’oublie jamais la saveur de l’aube.
Parme Ceriset (extrait du recueil "N'oublie jamais la saveur de l'aube", juin 2019, qui a fait l'objet d'une recension par Patrick Devaux dans La Cause littéraire).
Après la Vague (Destin d'Amazone)
Les rêves de sable se sont écroulés,
la marée a emporté nos joies
mais l’aube s’est levée,
elle m’a souri
et je suis restée.
La Vague a arraché des êtres
qui étaient mon oasis de bonheur
mais les étoiles ont inventé
de nouveaux rêves,
je leur ai souri...
Je suis restée seule,
debout,
au milieu des décombres
de mon existence passée...
Alors j’ai regardé le ciel,
j’ai humé l’espoir
et j’ai senti naître mes ailes...
Il me restait ma liberté
du moins une part de celle-ci,
j’avais embrassé mon destin :
j’étais devenue une Amazone.
Parme Ceriset, in « Femme d’eau et d’étoiles » (éditions Bleu d’encre, préface Patrick Devaux, octobre 2021)
Ton chant de l'ombre
Ce chant violine qui s’écoule comme une complainte sombre
Ce chant, ton chant que j’entends parcourir les plaines
Du néant grisonnant
Jusqu’au refuge d’ambre
De l’antre de mon âme qui se fait caverne
Et accueille en son sein le silence érigé
De ton ombre qui veille
Aux nuits d’immensité.
Parme Ceriset
Nous Sommes...
Dans la clairière on n’effacera jamais le sang
Le sang qui s’écoule aux sources du Moi
et qui tremble
Dans les veines et les arbres de Voie lactée
Ton regard sous la pluie...
Nous sommes morts...
Nous sommes pierres
Au torrent évadé...
Nous sommes Vie
De flots
D’éternité.
(Parme Ceriset, 15-05-21 la plume Amazone)

La mémoire des névés
La Terre et le souffle
Et le pas des morts
Et la peau gelée
Des âmes enfuies
Et sur les pierriers
La voix des héros
Mémoire embrumée
De ceux qui résistent,
Le blanc des névés
Et les sifflements
Des oiseaux de proie
Les lambeaux au bec
Qui saignent encore
Et la liberté
Du Vercors qui trône
Comme un géant bleu
Au-dessus des tombes
Et le vent glacé
Qui emporte tout….
LIBERTÉ !
Le cri de la Saison
Le cri tranchant de la saison se révèle,
l’espoir sourd des rayons fardés,
je me suis évadée
vers le septième ciel.
Parme Ceriset
Souffle de liberté (variante du poème publié dans la revue Cabaret)
Sur le manteau d’opale des steppes enneigées,
le vent balaie la poudre des instants.
Le soleil égrène en perles de lumière
la rosée de l’aurore sur les bras verts des résineux.
La vie est suspendue au souffle blanc du loup
qui parcourt les plaines, la faim au ventre et la liberté dans le sang.
En ces contrées, vie et mort tournoient en osmose,
complices et souveraines,
dans le froid de la nuit et l’infinie clarté des jours.
Parme Ceriset

Mon éternité
J’aimerais que l’éternité soit une spirale où je retomberais mille fois amoureuse,
Un regard à cueillir en chaque recoin de lumière,
Un sourire au détour de chaque nuage,
Une âme nouvelle à chaque instant qui m’enivrerait de son parfum de mirage,
Je veux être folle à nouveau
Encore et encore
Être dingue de lui,
L’avoir dans la peau,
Revivre l’envoûtement de la passion
À l’infini
Et me fondre à l’Espoir immortel
Autant de fois
Dans l’éternelle nuit.
© Parme Ceriset, Extrait de « Toi de brume » (paru en 2021)
Photo personnelle 11/21

Fougue
Offre-moi des jours tissés
d’un amour fluide comme l’eau de roche,
flamboyant comme la vie,
implacable comme la mort
un amour qui brûle le palais comme du piment rouge,
qui fouette l’âme et enivre,
une tempête de fougue
un amour fruité comme une mangue et frais comme une cascade
un amour fou, bouillonnant,
sauvage,
pluies d’étoiles,
un amour de glace et de feu mêlé
un peu de ta liberté
jaillissant en mon antre,
ta faim de loup...
rassasiée.
Parme Ceriset, 29-01-22








"N'appartiens qu'à toi-même et au souffle du vent."













"La poésie est un acte de résistance contre le non-sens et la mort"




Je défie la mort et tous ses sortilèges. 










